Economie d’énergie en cabine de peinture

Des gains financiers indéniables

À titre d’exemple d’économie d’énergie, voici une société qui dispose de trois grandes cabines de peinture, nécessitant chacune une VENTILATION de 150 000 m3/h. En considérant une température extérieure moyenne annuelle de 11 °C et une température intérieure cabine d’environ 19 °C, nous avons indiqué dans le tableau 1 le coût annuel de la consommation de gaz pour le chauffage de l’air de la cabine de peinture et de la consommation d’électricité due aux ventilateurs de soufflage et d’extraction d’air vicié chargé en composés organiques volatils (COV). L’une des cabines de peinture fonctionne 24 h/jour soit 5 280 h/an, les deux autres cabines de peinture 16 h/jour soit 3 520 h/an. Dans le cas cité, les temps d’application peinture sont inférieurs à 50 % du temps d’ouverture de l’atelier et la VENTILATION dans les cabines de peinture fonctionne en permanence, c’est-à-dire, dans notre exemple, 3 520 h pour la ventilation de deux cabines de peinture et 5 280 h/an pour la ventilation d’une cabine de peinture.

Il en ressort que pendant plus de 50 % de temps, la VENTILATION de la cabine peinture au débit nominal n’est pas nécessaire. En utilisant le système intelligent de gestion PROB’AIR, conçu par la société VISION’AIR qui adapte la VENTILATION en fonction de l’activité d’application dans la cabine de peinture et donc de la présence de COV – via son module de détection COV, le CELULL’AIR -, des économies d’énergie et des gains financiers sont réalisables. La consommation d’énergie est donc minimisée mais pour un service rendu identique, c’est le principe de l’efficacité énergétique.

Nous avons indiqué dans le tableau 2 les gains en euros engendrés par l’économie d’énergie. Pour ce site, les gains financiers sont d’environ 125 000 euros la première année et le retour sur investissement très rapide, inférieur à un an. Ils s’élèveront à environ 390 200 euros, cumulés au bout de trois ans de fonctionnement, en prenant l’hypothèse d’une augmentation de 4 % du coût des énergies.

Economie d’énergie et réduction des émissions de CO2

Nous avons aussi indiqué dans le tableau 3, en plus des gains financiers, les économies en tonnes équivalent pétrole (TEP) et la réduction d’émission de CO2 (gaz à effet de serre GES) afférentes qui sont comptabilisées dans le Bilan carbone.

Nous avons traité dans ce tableau l’aspect optimisation de la VENTILATION DES CABINES DE PEINTURE en vue d’économie d’énergie, sans tenir compte de la problématique des émissions de composés organiques volatils (COV) dans l’air extrait des cabines de peinture. Dans la majorité des cas, la valeur limite d’émission (VLE) de l’arrêté ministériel du 2 février 1998, applicable pour les applications de peinture de 75 mgC/Nm3 est dépassée lorsque l’exploitant a retenu l’option réglementaire respect des valeurs limites d’émissions (VLE) et non pas celle du schéma de maîtrise des émissions (SME).

Dans ces conditions, afin d’être conforme à la réglementation COV, lorsque la substitution des produits solvantés par des produits à l’eau n’est pas réalisable, l’exploitant n’a pas d’autre solution, que de traiter les émissions canalisées COV des extractions des cabines de peinture sans aborder la question des sas de désolvatation et des étuves de cuisson peinture pour simplifier la présentation. Le fait de réduire la quantité d’air extrait dans la cabine de peinture pendant les phases où il n’y a pas d’application de peinture, donc pas d’émissions de COV, permet aussi de diminuer les consommations d’énergie électrique et de gaz dans le cas d’un épurateur thermique de COV.